Un rapport récent de Human Rights Watch accuse le gouvernement camerounais de ne pas avoir respecté ses engagements de 2011 visant à réduire de moitié les violences faites aux femmes et aux filles d'ici 2026. Au lieu de diminuer, ces violences, qu'elles soient physiques, économiques, psychologiques ou émotionnelles, se sont aggravées, affectant les femmes tant dans la sphère privée que publique. L'accès limité des femmes à la terre, au logement et aux ressources économiques contribue à leur vulnérabilité. L'étude, basée sur des entretiens avec 60 femmes victimes de violences et des responsables gouvernementaux, révèle que ces abus sont alimentés par des inégalités de genre, des lois discriminatoires et un manque d'investissement dans la prévention et le soutien aux victimes. Les chercheurs soulignent également la faiblesse des institutions et le renforcement de la domination masculine par le cadre juridique actuel. Le rapport, intitulé "Je vis dans l’insécurité permanente", met en évidence la nécessité d'une action concertée pour lutter efficacement contre ces violences. Les recherches ont été menées dans trois régions du Cameroun : l'Extrême-Nord, le Littoral et le Sud-Ouest.
