Une étude menée par l'IKNL et l'Université de Twente révèle qu'un nombre insuffisant de patientes atteintes d'un cancer du sein bénéficient d'un test génétique déterminant pour évaluer la nécessité d'une chimiothérapie. En 2024, seulement un tiers des patientes éligibles a subi ce test, qui analyse les gènes de la tumeur pour prédire le risque de récidive. Avant la prise en charge par les assurances en 2023, ce taux était de seulement 9%. Bien que l'accès au test se soit amélioré, deux tiers des patientes potentiellement concernées n'y ont toujours pas accès, ce qui représente environ mille femmes en 2024. Les résultats montrent que les patientes à haut risque de métastases reçoivent une chimiothérapie dans plus de 80% des cas, tandis que celles à faible risque en reçoivent moins de 10%. L'absence de test génétique semble conduire à une utilisation plus fréquente de la chimiothérapie, malgré ses effets secondaires potentiellement importants et durables. Les chercheurs prévoient une étude complémentaire pour approfondir ces observations.