Le président bolivien Paz a proclamé l'état d'urgence afin de mettre fin aux manifestations et aux blocages routiers qui paralysent le pays depuis six semaines. Cette mesure permet au gouvernement de mobiliser l'armée et la police pour rétablir l'ordre public. Les protestations, menées par divers syndicats et des partisans de l'ex-président Morales, font suite à la suppression des subventions sur le carburant en mai dernier. Cette décision visait à réduire le déficit budgétaire dans un contexte de crise économique profonde. Les blocages ont entraîné de graves pénuries de nourriture, de médicaments et de carburant, affectant notamment les villes de La Paz et El Alto. Les manifestants exigent la démission du président et une augmentation des salaires. Malgré un accord partiel avec un grand syndicat, d'autres organisations refusent de cesser leurs actions. Le président Paz a justifié cette décision radicale en affirmant que la population ne peut plus rester « otage » de ces blocages.
