Le destin funéraire de Manuel Belgrano, héros de l'Indépendance, reflète un contraste saisissant. À sa mort, il a été inhumé dans la pauvreté au sein de l'église Santo Domingo. Sa première sépulture était sommaire, marquée par une simple plaque de marbre provenant d'un meuble familial. Il a fallu attendre plusieurs décennies pour que son rang historique soit honoré par un monument approprié. Ce n'est qu'en 1903 que le mausolée actuel, imposant édifice de neuf mètres, a été inauguré. Ce processus de reconnaissance architecturale a ainsi duré 83 ans. L'évolution de sa tombe symbolise le passage d'une fin tragique à une glorification nationale.
