Une cour d'appel belge a accordé le statut de réfugié à un ancien enseignant turc. La décision repose sur ses liens passés avec le mouvement Gülen, considéré comme une organisation terroriste par Ankara, et la répression continue menée par la Turquie contre ses membres. La cour a estimé que ces liens constituent un risque de poursuites judiciaires, même en l'absence de mandat d'arrêt, d'enquête en cours ou de détention antérieure. Cette décision du Conseil pour le droit des étrangers établit un précédent important concernant les demandes d'asile de personnes associées au mouvement Gülen. Elle souligne que le simple fait d'avoir été lié à ce groupe peut suffire à prouver un risque réel en Turquie. L'affaire met en lumière les préoccupations concernant l'état de droit et les libertés fondamentales en Turquie après la tentative de coup d'État de 2016. Cette reconnaissance du statut de réfugié intervient dans un contexte de tensions diplomatiques entre la Belgique et la Turquie concernant les demandes d'extradition liées au mouvement Gülen.