Le Bangladesh et l'Inde ont convenu de renforcer leur coopération frontalière, notamment par un partage accru de renseignements et des patrouilles coordonnées. Cette décision intervient dans un contexte de tensions liées aux allégations de migrations non documentées et de refoulements de migrants. Dhaka accuse les autorités indiennes de forcer des migrants à traverser la frontière sans procédure légale, ce qui complique les efforts de stabilisation des relations bilatérales. Les gardes-frontières des deux pays ont qualifié les discussions récentes de "cordiales et constructives", abordant notamment les traversées illégales et forcées. L'Inde, en particulier, a fait de la lutte contre l'immigration clandestine une priorité, ciblant notamment les musulmans de langue bengali. Le Bangladesh a réclamé à plusieurs reprises la fin de ces pratiques et a intensifié ses propres patrouilles et sa surveillance à la frontière. Tout refoulement sans procédure légale est considéré comme inacceptable par Dhaka, qui craint une détérioration des relations bilatérales.