À l’approche du sommet de l’OTAN qui débutera mardi, Ankara a entrepris un lifting esthétique coûteux, avec la plantation de fleurs et l’installation de panneaux publicitaires pour masquer les quartiers défavorisés. Ces préparatifs massifs, estimés à plus de 235 millions de dollars, incluent également la rénovation d’aéroports militaires et la construction de nouvelles routes. Cependant, ces améliorations s’accompagnent de lourdes restrictions pour les habitants : fermetures de routes, commerces contraints de fermer et mesures de sécurité draconiennes. L’opposition dénonce un climat de "prison à ciel ouvert" et un traitement indigne des résidents, évoquant même la fermeture temporaire de parcs pour les joggings de certains chefs d'État. Les autorités justifient ces dépenses par des investissements à long terme, mais la population locale exprime son mécontentement face à ces perturbations. La ville se prépare donc à accueillir les 32 chefs d’État, mais au prix d’un quotidien difficile pour ses presque six millions d’habitants.

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