L'accord temporaire entre les États-Unis et l'Iran, entraînant une baisse des prix du pétrole, pourrait faire économiser des milliards de dollars aux compagnies aériennes en carburant. Cependant, cette baisse ne se traduira probablement pas par une diminution immédiate des prix des billets pour les passagers. La capacité limitée des vols, notamment aux États-Unis, permet aux compagnies de maintenir des tarifs élevés, supérieurs aux niveaux d'avant la crise. Les coûts du carburant ont augmenté plus rapidement que les prix des billets entre janvier et mai, et les compagnies aériennes n'ont compensé qu'une partie de cette hausse par des augmentations de prix et des frais supplémentaires. Les estimations suggèrent que les compagnies américaines ne récupèrent qu'environ 60 cents pour chaque dollar supplémentaire dépensé en carburant. Certaines compagnies, comme United Airlines, espèrent récupérer l'intégralité de l'augmentation des coûts d'ici la fin de l'année, tandis que d'autres prévoient une récupération moindre. Les tarifs intérieurs ont déjà augmenté de plus de 34% par rapport à l'année précédente, et la capacité des compagnies aériennes à maintenir ces prix malgré la baisse du carburant reste incertaine.
