Selon Celso Amorim, principal conseiller en politique étrangère du président brésilien Lula, la compétition pour l'intelligence artificielle se limite désormais à une rivalité bipartite entre les États-Unis et la Chine. Cette course technologique se concentre sur le contrôle des terres rares, des données et la réglementation du secteur. L'Amérique latine et l'Europe sont ainsi marginalisées de cette compétition stratégique. Amorim a exposé ce point de vue lors de la Conférence internationale sur la sécurité de Forte de Copacabana à Rio de Janeiro. L'ancien ministre des Affaires étrangères et de la Défense a souligné l'importance de cette dynamique pour l'avenir des relations internationales. Le forum, organisé par le Centre brésilien des relations internationales, a permis d'analyser les enjeux géopolitiques liés à l'IA. Cette analyse met en lumière un déséquilibre croissant dans la gouvernance et le développement de cette technologie clé.