Des tensions internes au gouvernement colombien sont apparues suite à un désaccord avec un conseiller du ministre de la Défense, Abelardo Moreno. L'uribisme, courant politique associé à l'ancien président Álvaro Uribe, s'est déclaré ouvertement parti gouvernemental, signalant une volonté d'exercer une influence plus directe sur les politiques publiques. Au cœur de ce différend se trouve la réforme de la Juridiction Spéciale pour la Paix (JEP), un tribunal créé pour juger les crimes commis pendant le conflit armé. L'uribisme, qui avait déjà tenté sans succès de réformer la JEP sous l'administration précédente, propose désormais son abolition pure et simple. Cette prise de position renforce les divisions au sein de la coalition gouvernementale et soulève des questions sur la stabilité politique du pays. L'objectif principal reste la modification de la JEP, un cheval de bataille de l'uribisme depuis des années. La situation actuelle pourrait entraîner des remaniements ministériels ou une redéfinition des priorités gouvernementales.
