L'absence de libération sous caution accordée à l'ancien maire de Kampala, Erias Lukwago, relance les inquiétudes concernant l'indépendance de la justice ougandaise. Un avocat de l'opposant Kizza Besigye affirme que les tribunaux s'éloignent de leur rôle de protecteurs des droits fondamentaux. Cette décision intervient dans un contexte de critiques croissantes envers le pouvoir judiciaire, accusé de ne plus pleinement appliquer la Constitution. Les détracteurs estiment que la justice traite désormais la Constitution comme un simple document historique. L'affaire Lukwago met en lumière les tensions entre le pouvoir exécutif et le pouvoir judiciaire en Ouganda. Cette situation soulève des questions sur le respect des libertés individuelles et l'état de droit dans le pays. Le débat public s'intensifie quant à la capacité de la justice à garantir un procès équitable et à protéger les droits des citoyens.