Un ancien diplomate turc, Mustafa Enes Esen, estime que le récent pacte de défense entre la Turquie, l’Arabie saoudite et le Pakistan a une portée limitée. Selon lui, ce pacte ne devrait pas impliquer directement Ankara dans un conflit avec l’Iran ou l’Inde, à moins de la création de structures de commandement et de troupes conjointes. L’évaluation d’Esen fait suite à une mise en garde de l’ancien ambassadeur Selim Kuneralp, qui craint que ce pacte n’expose la Turquie à des conflits liés à la rivalité entre le Pakistan et l’Inde, ainsi qu’aux tensions entre l’Arabie saoudite et les Houthis yéménites, soutenus par l’Iran. L'accord apparaît donc plus comme une démonstration de solidarité politique qu'un engagement militaire ferme. L’analyse souligne le caractère symbolique de cette alliance, du moins pour l'instant. Il reste à voir si la situation évoluera vers une coopération militaire plus concrète.