La Tunisie fait face à une perte massive de ses talents, avec 46 000 ingénieurs ayant quitté le pays au cours des dix dernières années. Face à cet exode, l'Ordre des ingénieurs cherche désormais à inverser la tendance en mobilisant les compétences installées à l'étranger. Un projet de loi-cadre a été officiellement transmis à l'Assemblée des représentants du peuple (ARP) pour faciliter ce processus. L'objectif principal est de valoriser l'expertise de ces professionnels pour soutenir le développement national. Cette initiative vise à créer un pont entre les ingénieurs expatriés et leur pays d'origine. Il s'agit de transformer la fuite des cerveaux en un levier de croissance économique. Le doyen de l'Ordre souligne l'importance stratégique de maintenir un lien avec ces experts. L'enjeu est crucial pour pallier le déficit technique local et stimuler l'innovation nationale.