Trần Tiến évoque une profonde nostalgie pour une époque révolue où la musique était une évasion et une passion pure. Il se souvient d'une jeunesse où l'accès aux concerts était difficile, nécessitant des acrobaties pour assister aux spectacles. Pour lui, la musique représentait un sanctuaire, surtout pour ceux qui, comme lui, n'avaient pas les moyens de se payer un billet. Cette innocence et cette naïveté perdues semblent être la condition même de son attachement à la musique. Il compare cette expérience à celle d'une jeune fille, comme celle du film "Mặt trời bé con" (Little Sun), qui aspire à l’éclat et à la beauté de la scène. Cette perte de naïveté marque une transition, où la magie de la musique devient liée à cette innocence première.