Une députée mongole, O. Nominchimeg, a dénoncé des tentatives de manipulation politique et financière visant à affaiblir un projet de loi renforçant le contrôle du tabac. Selon elle, des groupes d'intérêt liés à trois grandes entreprises du tabac – "Altan Gadas", "Voltam", "Electron Ganjet" et "Tsahiur" – exercent des pressions sur les parlementaires pour préserver leurs parts de marché et empêcher l'adoption de mesures plus strictes. Ces entreprises, impliquées dans l'importation de cigarettes et de cigarettes électroniques, chercheraient à maintenir un marché estimé à 800 milliards de tugriks (environ 280 millions d'euros) et à le porter à 1 500 milliards. La députée accuse ces groupes de corruption et de sabotage du processus législatif, notamment en introduisant des personnes influencées dans les commissions parlementaires juste avant l'examen du projet de loi. Elle déplore le revirement de certains députés initialement favorables à la loi et met en garde contre les conséquences pour la santé publique, en particulier pour les jeunes. L'enjeu principal serait d'éviter une diminution des ventes et de continuer à développer leur réseau de distribution.