Une nouvelle loi promulguée par les autorités du Tigré, en Éthiopie, suscite de vives préoccupations chez les organisations de défense des droits humains, notamment Human Rights Watch. Cette législation élargit les prérogatives du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF) concernant le recrutement militaire. L'inquiétude porte sur le risque de conscriptions forcées au sein de la région, déjà fragilisée par le conflit acharné qui y a eu lieu entre 2020 et 2022. Cette mesure intervient dans un contexte de tensions croissantes entre le TPLF et le gouvernement fédéral éthiopien. HRW craint que cette loi ne serve à mobiliser de nouveaux combattants et à exacerber les instabilités régionales. L'organisation appelle à la transparence et au respect des droits fondamentaux des citoyens tigréens. La situation est d'autant plus préoccupante que la région peine à se relever des destructions liées à la guerre.
