L'article analyse « Taiwan no shōjo » (1944) de l'écrivaine taïwanaise Huang Fengzi, en mettant en lumière le langage émotionnel de l'œuvre. Il soutient que ce langage révèle les complexités de l'identité coloniale sous domination japonaise. L'étude explore les voix concurrentes et les expressions affectives présentes dans le texte. Elle examine comment les émotions, le pouvoir et l'appartenance culturelle ont façonné à la fois l'œuvre et le contexte colonial dans lequel elle a été créée. L'auteure, Anne Sokolsky, démontre que l'analyse de ces éléments est cruciale pour comprendre l'expérience taïwanaise pendant la période coloniale. L'œuvre offre ainsi un aperçu unique des dynamiques sociales et émotionnelles de l'époque.