Le chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, a déclaré lundi que le réacteur nucléaire que la Syrie était sur le point de terminer en 2007, avant sa destruction par des avions israéliens, était d'un type capable de produire rapidement du matériel fissile utilisable dans des armes nucléaires. L'AIEA a qualifié de "percée historique" sa récente enquête sur les activités nucléaires secrètes menées sous le régime de la famille Assad. Cette investigation a révélé la présence d'environ 73 tonnes métriques d'uranium naturel métallique, principalement sous forme de combustible pour réacteur. La destruction du réacteur situé en Syrie a empêché la possible prolifération d'armes nucléaires. L'AIEA continue de surveiller de près la situation dans le pays. Ces découvertes soulignent l'importance du contrôle international des activités nucléaires. L'enquête de l'AIEA a permis de mettre en lumière des aspects jusqu'alors inconnus du programme nucléaire syrien.