Selon Alexandru Panican, professeur de travail social à l'université de Malmö, la Suède doit modifier sa perception de la réussite pour réduire le chômage des jeunes. Il argue que le statut des formations professionnelles doit être revalorisé, car la société a autant besoin de soudeurs que de médecins. Le professeur insiste sur l'importance de reconnaître et de valoriser toutes les professions, pas seulement celles traditionnellement considérées comme prestigieuses. Cette évolution culturelle est essentielle pour encourager les jeunes à s'orienter vers des métiers techniques et manuels, répondant ainsi aux besoins réels du marché du travail en Suède. Il souligne que la valorisation des compétences pratiques est un investissement dans l'avenir économique et social du pays. Un changement de mentalité s'avère donc crucial pour résoudre ce problème de chômage persistant parmi les jeunes Suédois.