Isabelle Ståhl explore dans sa série estivale, "Irrfärder", ce qui la fascine tant dans l'Odyssée : ce n'est pas seulement la peur de la perte, mais aussi le désir d'un monde indompté. L'auteure souligne que le poème homérique résonne particulièrement avec notre propre expérience de l'errance et de la quête de sens. Elle évoque une soif d'un univers qui échappe à la maîtrise humaine, un espace où l'aventure et l'inconnu sont encore possibles. Cette œuvre millénaire, selon Ståhl, continue de nous attirer par sa vitalité et son pouvoir d'évocation. L'Odyssée devient ainsi un miroir de nos propres voyages intérieurs et extérieurs, un récit universel sur la condition humaine et notre besoin de repères dans un monde complexe. La beauté de la poésie homérique, amplifiée par le thème de l'errance, rend le texte incroyablement captivant et pertinent aujourd’hui.