Le syndicat de police JUPOL a dénoncé un "harcèlement gouvernemental au plus haut niveau" à l'encontre des agents ayant rédigé un rapport sur l'assaut frontalier à Ceuta, impliquant le Maroc. Selon JUPOL, le ministère de l'Intérieur demanderait désormais à la police et à la garde civile de produire des rapports "ad hoc" qui ne pointent pas du doigt Rabat. Ces nouveaux rapports, affirme le syndicat, ne reflètent pas non plus les alertes préalables concernant l'attaque de la frontière. JUPOL accuse le gouvernement de chercher à étouffer les conclusions du rapport initial, qui mettait en évidence la responsabilité marocaine dans les événements de Ceuta. Cette situation suscite des inquiétudes quant à l'indépendance de la police et de la garde civile dans leurs enquêtes sensibles. Le syndicat dénonce une pression politique inacceptable sur les forces de l'ordre. Ce harcèlement, selon JUPOL, vise à masquer des responsabilités politiques.