L'Afrique du Sud fait face à une montée alarmante de la xénophobie, où les étrangers sont systématiquement pris pour cibles. Ces violences ne sont pas des incidents isolés, mais le symptôme d'une incapacité structurelle de l'État à protéger ses citoyens. En désignant le « stranger » comme bouc émissaire, la société masque les failles profondes de sa gouvernance. Le texte souligne que s'attaquer aux migrants ne fait que révéler la fragilité des institutions nationales. La violence devient alors un écran de fumée occultant l'absence de services publics et de sécurité. Pour sortir de ce cycle, le pays doit cesser de blâmer l'autre pour se concentrer sur ses propres carences. La véritable guérison nationale passe nécessairement par la réparation des capacités de l'État.
