Le débat sur les migrations en Afrique du Sud doit impérativement intégrer la notion de dignité humaine, inscrite au cœur de la Constitution. L’article souligne que la Constitution sud-africaine ne perçoit pas la dignité comme une faiblesse, mais comme un héritage fondamental. L’argumentaire s’oppose à une vision qui instrumentaliserait la question migratoire en la liant à des préoccupations économiques ou sécuritaires sans considération pour les droits fondamentaux. Il est avancé que la fierté constitutionnelle, notamment le respect de la dignité de chaque individu, doit être au centre des discussions. L’auteur suggère que l’Afrique du Sud a une responsabilité particulière en matière de protection des migrants, en vertu de ses propres principes constitutionnels. Une approche centrée sur la dignité permettrait une politique migratoire plus juste et plus respectueuse des droits humains. Enfin, il est implicitement critiqué une rhétorique anti-migrants qui pourrait miner les fondements de l’État de droit sud-africain.