Le meurtre brutal d'une enseignante, Zuzana V., à Gelnica, par son mari, peu après sa libération provisoire, suscite une vive polémique en Slovaquie. L'affaire interroge sur la responsabilité de l'État et l'efficacité des services de justice et de réhabilitation. Le procureur général, Maroš Žilinka, évoque de possibles défaillances systémiques, tandis que le ministre de la Justice, Boris Susko, privilégie l'hypothèse d'un échec individuel. Le ministre a notamment défendu la décision du tribunal de rejeter la demande de protection judiciaire de la victime. L'enquête se concentre désormais sur les circonstances de la libération de l'agresseur et les raisons pour lesquelles la menace n'a pas été jugée suffisamment sérieuse. Ce drame relance le débat sur la protection des femmes victimes de violences conjugales en Slovaquie.