L'acquittement de Marian Kočner, homme d'affaires accusé d'avoir commandité le meurtre du journaliste Ján Kuciak et de sa fiancée Martina Kušnírová, a suscité une vive controverse en Slovaquie. L'affaire, initialement classée, a été rouverte suite à la découverte de fichiers "Čisté ako Božie oko" ("Pur comme l'œil de Dieu") sur l'ordinateur de Kočner, révélant des preuves de corruption et d'ingérences politiques. Malgré ces éléments, le tribunal a estimé que les preuves étaient insuffisantes pour établir la culpabilité de Kočner. Cette décision a provoqué l'indignation de la famille Kuciak, de la société civile et de certains responsables politiques, qui dénoncent un manque de justice et une possible influence politique sur le système judiciaire. L'affaire soulève des questions fondamentales sur l'état de droit et la lutte contre la corruption en Slovaquie. Des appels sont déjà lancés pour une nouvelle enquête et une révision du système judiciaire. L'affaire Danglár, comme on la nomme, continue de diviser l'opinion publique slovaque.