L'ancien député Mamadou Lamine Diallo a exprimé ses réserves concernant la proposition de réforme constitutionnelle de Pastef, estimant qu'elle recentre le débat sur la répartition des pouvoirs au sein de l'exécutif. Il rappelle que les revendications traditionnelles du mouvement démocratique sénégalais visaient un rééquilibrage général entre les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire, ainsi que l'indépendance de la justice. Diallo souligne que la réforme proposée se concentre sur un nouvel équilibre entre le Président et le Premier ministre, ce qui, selon lui, exige des conditions strictes pour le chef du gouvernement. Il suggère notamment l'élection au suffrage universel, la nationalité sénégalaise exclusive, la maîtrise de la langue officielle et une situation fiscale régulière. L'ancien parlementaire préconise également une réforme du système électoral, avec la suppression du "raw gaddu" et des listes nationales au profit de circonscriptions et d'une représentation proportionnelle, afin de renforcer la représentation de l'opposition. Il estime que ces changements sont nécessaires pour garantir une meilleure application des principes constitutionnels.
