L’économiste Souleymane Bah critique les failles des systèmes de surveillance de la dette au Sénégal, révélées par la récente crise de la dette cachée. Dans une note publiée par IDEAS-Africa Network, il souligne que cette crise ne relève pas uniquement de la responsabilité des anciennes autorités sénégalaises. Il pointe du doigt des dysfonctionnements structurels au sein du Fonds monétaire international (FMI), de la Banque mondiale et de la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO). Entre 2019 et 2024, le Sénégal a accumulé 8 100 milliards de francs CFA de dette souveraine non déclarée, soit près de 25% du PIB, malgré la surveillance du FMI. Bah plaide pour une responsabilité partagée et propose quatre réformes pour éviter de futures crises similaires. Il insiste sur la nécessité d'améliorer les mécanismes de contrôle des finances publiques et la transparence de la dette. Cette affaire est considérée comme la plus importante crise de dette cachée jamais référencée en Afrique.