Ousmane Sonko, président de l’Assemblée nationale sénégalaise, a fermement démenti avoir adressé un ultimatum au président de la République concernant la révision constitutionnelle en cours. S’exprimant devant les députés, il a rejeté les interprétations suggérant une tension institutionnelle ou une pression exercée sur l’exécutif. Sonko a souligné que la démarche parlementaire s’inscrit pleinement dans les prérogatives constitutionnelles du Parlement et ne vise aucune confrontation avec le pouvoir exécutif. Il a précisé qu’il n’a jamais été question de fixer de délai au président concernant l’avis sur la réforme. L’objectif est de faire avancer un projet institutionnel débattu publiquement, en respectant le cadre constitutionnel et la jurisprudence du Conseil constitutionnel. Sonko a insisté sur le fait qu’il n’y a pas de crise au sommet de l’État et a rappelé la décision de 2006 du Conseil constitutionnel confirmant les pouvoirs de l’Assemblée nationale en matière de révision constitutionnelle.