Le parti au pouvoir et l'opposition entament cette semaine des négociations cruciales pour la composition des instances de la 22e Assemblée nationale. Le point central du litige concerne la Commission des affaires juridiques, organe stratégique dont le contrôle est très disputé. Pour la majorité, l'enjeu est d'accélérer le rythme législatif afin de mettre en œuvre son programme. À l'inverse, l'opposition plaide pour un système de « contrôle et d'équilibre » afin de limiter le pouvoir exécutif. Ces discussions détermineront la répartition des sièges et la présidence des différentes commissions parlementaires. L'issue de ces pourparlers influencera directement la fluidité du processus législatif pour la seconde moitié de la législature. Les deux camps s'apprêtent donc à un bras de fer politique intense pour définir la gouvernance parlementaire.
