Le décès de Ratko Mladic, condamné pour génocide au tribunal de La Haye, a suscité des réactions profondément opposées dans les Balkans. Les survivants bosniaques des atrocités qu'il a commises ont exprimé leur soulagement qu'il soit mort en prison. En Serbie, cependant, les nationalistes et les médias proches du gouvernement ont déploré sa mort et ont accusé le tribunal de La Haye d’injustice. Cette divergence illustre les profondes divisions qui continuent de marquer la région, plus de deux décennies après la guerre de Bosnie. Mladic, considéré comme un criminel de guerre par beaucoup, est vu par d’autres en Serbie comme un héros national. Ses partisans rendent hommage à son rôle durant le conflit. Cet épisode rappelle la difficulté de réconcilier les mémoires contradictoires et de surmonter les séquelles du conflit. La mort de Mladic ravive donc les blessures et les tensions politiques persistantes dans les Balkans.

English
Français
Español
हिन्दी
中文