L’audience de mercredi devant le Tribunal supérieur du Cap a révélé que l’annulation du rapport de la Section 89 concernant l’affaire Phala Phala n’empêcherait pas automatiquement une procédure de destitution contre le président Cyril Ramaphosa. Malgré une possible invalidation du rapport, le Parlement sud-africain pourrait toujours reprendre l'examen de la destitution présidentielle. Cette information souligne que le processus parlementaire et le processus judiciaire sont distincts, et que l'un n'est pas nécessairement subordonné à l'autre. La cour a entendu des arguments concernant la légalité du rapport initial, mais a clarifié qu’une décision en sa faveur ne signifierait pas la fin de la crise politique. L’affaire Phala Phala, impliquant des accusations de dissimulation de vols et de blanchiment d'argent, continue donc de planer sur la présidence Ramaphosa. L’issue de la contestation judiciaire aura néanmoins un impact significatif sur la suite des événements.