La Journée internationale pour l'air pur et les cieux bleus, célébrée le 7 septembre 2026, met en avant l'argument économique d'une action intégrée pour l'air pur et le climat. Pour le Pakistan, ce message est particulièrement pertinent. La pollution de l'air n'est plus une nuisance saisonnière limitée au brouillard d'hiver, mais une urgence sanitaire publique toute l'année, qui entrave le capital humain et la productivité. Elle représente également un risque matériel pour les finances publiques, la continuité des activités et la résilience du secteur financier. Le Pakistan a fait progresser son architecture politique avec l'adoption de la Politique nationale pour l'air pur (PNAP) en 2023, et le Pendjab a approuvé sa propre politique et son plan d'action progressif la même année. La question cruciale n'est plus de savoir si le Pakistan a des politiques, mais si celles-ci peuvent être transformées en responsabilités juridiques, en données fiables, en mesures sectorielles investissables et en réductions mesurables de l'exposition. Les institutions financières nationales du Pakistan doivent désormais s'intégrer à cette mise en œuvre, en intégrant l’exposition à la pollution atmosphérique dans leurs évaluations de risques.