Le ministre pakistanais des Finances, Muhammad Aurangzeb, a déclaré samedi à l’AFP que le Pakistan avait jusqu’à présent surmonté le choc de la flambée des prix de l’énergie causée par la guerre américano-israélienne contre l’Iran. Cependant, il a exprimé son inquiétude quant aux attaques contre les infrastructures en Arabie Saoudite et dans d’autres pays du Golfe, considérant qu’elles étaient préoccupantes pour les perspectives économiques à long terme du pays. En marge des réunions annuelles du Fonds Monétaire International (FMI)-Banque Mondiale à Bangkok, Aurangzeb a indiqué que le Pakistan avait sécurisé suffisamment d’approvisionnement énergétique jusqu’en novembre et préparait l’hiver, période de forte demande intérieure. Il a souligné que le Pakistan avait bien géré l'impact initial, évitant les pénuries, les files d'attente aux stations-service et les troubles à l'ordre public. Le ministre a ajouté que le pays n’achèterait pas de cargaisons au comptant de GNL, sauf en cas de nécessité absolue, celles-ci étant plus coûteuses que les livraisons contractuelles existantes. L'escalade des tensions, avec les attaques des Houthis au Yémen contre les infrastructures saoudiennes, notamment les installations énergétiques et les aéroports, suscite l’alarme, car elle pourrait retarder le retour à la normale économique.