La contrebande automobile reste un problème persistant aux frontières nigérianes, comme en témoigne la saisie récente de 870 véhicules d'une valeur de 3,88 milliards de nairas par le Service des douanes du Nigéria (NCS) sur les 15 derniers mois. Des acteurs des secteurs automobile et maritime pointent du doigt les délais excessifs et les coûts élevés de dédouanement comme principaux facteurs incitant les importateurs nigérians à se tourner vers les ports des pays voisins. Cette situation les pousse également à recourir à la contrebande pour éviter les procédures complexes et onéreuses. Les experts estiment que la simplification des processus douaniers et la réduction des coûts pourraient significativement diminuer cette pratique illégale. Le NCS continue de renforcer ses efforts de surveillance et de répression pour lutter contre la contrebande. Ce phénomène a un impact économique important, privant l'État de revenus fiscaux considérables. La question de la compétitivité des ports nigérians face à ceux des pays limitrophes reste donc centrale.
