La présidente du Tribunal Administratif (TA) mozambicain, Ana Maria Gemo, a plaidé pour une réforme profonde du système judiciaire dans le cadre de la révision constitutionnelle en cours. Elle a notamment proposé la création d'un Tribunal Administratif Suprême et d'une Cour des Comptes pour renforcer l'État de droit et la transparence financière. Ces institutions, selon elle, permettraient d'accroître la confiance des citoyens dans les institutions. Ses déclarations ont été faites lors d'une table ronde de haut niveau au Congrès de la Justice, réunissant des représentants du pouvoir judiciaire, des décideurs politiques et des experts. La magistrate a souligné la nécessité d'une autonomie et d'une spécialisation accrues de la juridiction administrative, fiscale et douanière. Au-delà des changements constitutionnels, elle a insisté sur la modernisation des institutions, l'indépendance des tribunaux et l'extension des services de justice à l'échelle nationale, incluant la digitalisation des procédures.