Plus d'un an et demi après les contestations électorales de fin 2024, la situation politique au Mozambique reste tendue. Deux militants du parti Anamola, dirigé par l'ancien candidat à la présidence Venancio Mondlane, ont été assassinés en mai dernier. Les autorités minimisent ces décès, les qualifiant d'incidents isolés. Cette affaire intervient dans le cadre d'une enquête plus large, « Mozambique Exposed », menée par un consortium de journalistes, dont RFI. L'enquête révèle une possible répression systématique de l'opposition politique. Elle suggère que la violence d'État pourrait être un héritage du parti au pouvoir depuis l'indépendance du Mozambique. L'étau se resserre donc autour des opposants, suscitant des inquiétudes quant au respect des droits fondamentaux dans le pays.