La ville d'Ibn Tayyeb, dans la région de Driouch au Maroc, présente une étrange dichotomie. Des villas luxueuses et des demeures en béton, rivalisant avec l'architecture européenne, se multiplient dans cette zone rurale paisible. Paradoxalement, ces constructions restent largement inoccupées la majeure partie de l'année, leurs fenêtres fermées et silencieuses. Ce contraste frappant entre l'opulence architecturale et le silence assourdissant révèle une profonde tension psychologique et sociale. L'article suggère une réflexion sur les motivations derrière ces constructions et l'impact de l'expatriation sur le paysage et les habitants. Il souligne l'ironie d'une ville construite pour des absents, reflétant les aspirations et les déracinements de la diaspora marocaine. L'architecture devient alors le symbole d’une étrange nostalgie et d'une identité fragmentée.