Une vague récente de recrutements de personnalités politiques au Maroc suscite des interrogations sur la production des élites dans le pays. À quelques semaines des élections du 23 septembre, l'arrivée de figures telles que Fouzi Lakjaâ au Parti de l'Authenticité et du Développement (PAM) domine le débat. D'autres partis espèrent attirer des cadres de partis rivaux, dans une stratégie de renforcement. Cette mobilisation de “nouveaux visages” interroge sur l’efficacité de ces recrutements pour l'attraction de l'électorat ou si elle reflète une crise plus profonde dans la formation et l’émergence de nouvelles élites politiques. L'enjeu est de savoir si ces mouvements visent un réel renouvellement ou simplement un jeu de pouvoir. Les implications de cette situation sont scrutées à l'aube de ce scrutin crucial pour l’avenir politique marocain. La confiance des citoyens en ces nouvelles figures sera déterminante.