Le romancier suisse Metin Arditi a achevé sa trilogie consacrée à Constantinople avec la publication de son dernier tome. L'œuvre explore les répercussions du pogrome anti-grec de 1955 à Istanbul, et la nostalgie ressentie par les minorités turques contraintes à l'exil. Arditi dépeint ainsi les conséquences de cet événement tragique sur les communautés qui ont dû quitter la Turquie. Son travail littéraire revisite une période sombre de l'histoire turque et ses impacts durables. L'auteur souligne la richesse et la complexité de Constantinople, qu'il considère comme un carrefour de cultures – Athènes, Rome et Jérusalem réunis à Byzance. La trilogie se veut un témoignage poignant sur la perte, l'identité et la mémoire collective. L'œuvre d'Arditi offre une perspective littéraire sur un chapitre souvent méconnu de l'histoire du XXe siècle.
