Dans la région de Tucupita, les habitants de sept communautés agricoles lancent un cri d'alarme. Ils dénoncent l'état critique de la route principale, dont la dégradation s'est accentuée depuis plus de vingt ans. En raison de cet abandon infrastructurel, les producteurs ne peuvent plus circuler normalement. Pour sauver leurs récoltes, ils sont obligés d'utiliser des canoës pour transporter leurs marchandises. Le manioc, les bananes plantains et le fromage sont ainsi acheminés vers les marchés locaux. Ce trajet pénible peut durer jusqu'à trois heures de navigation à la rame. Cette situation précaire menace directement la viabilité économique des exploitations agricoles de la zone.