L'armée malienne a repris le contrôle de Kidal, une ville symbolique du nord du pays, après que les rebelles touaregs du Front de libération de l'Azawad (FLA) se soient retirés. Ce retrait, annoncé le 6 octobre, intervient cinq mois après la perte de Kidal pour l'armée malienne, un revers majeur pour la junte au pouvoir à Bamako. Le FLA justifie ce retrait comme une décision « stratégique » pour protéger les civils potentiellement menacés par les frappes aériennes de l'armée et de ses partenaires russes d'Africa Corps. Les rebelles affirment qu'il s'agit d'une mesure temporaire pour préserver leurs forces, sans affrontement direct avec les troupes gouvernementales. Ils dénoncent également les destructions d'infrastructures civiles et les risques pour les populations innocentes causés par les bombardements de Bamako, des allégations non vérifiées de manière indépendante. La reprise de Kidal s'est faite suite à des opérations aéroterrestres d'envergure lancées par l'armée malienne et les paramilitaires russes.