Des familles kurdes pleurent désormais leurs proches, après que les autorités turques ont commencé à publier des listes de combattants du PKK décédés. Cette divulgation fait suite à l'adoption d'une loi visant à réintégrer les combattants kurdes dans la société civile, signalant une possible détente. Menal Konak, 31 ans, a appris cette semaine le décès de son frère, Mahmut, disparu en Syrie en 2014 et décédé en 2020. Elle n'avait qu'un seul souvenir de lui : une brève conversation en 2017. Cette annonce douloureuse s'inscrit dans un contexte de tentative de rapprochement entre la Turquie et les Kurdes. Pour de nombreuses familles, cela marque la fin d'années d'incertitude et de chagrin. La publication des noms de ces "martyrs" ouvre une nouvelle phase dans ce processus complexe.