Des documents, messages et enregistrements audio attribués à la journaliste russe Ksenia Sobchak ont été divulgués après un piratage, offrant un aperçu rare du contrôle exercé par le Kremlin sur les médias. Ces données révèlent des pressions, des négociations et des tentatives d'influencer la ligne éditoriale de médias se présentant comme "indépendants". L'affaire met en lumière les limites imposées à la liberté de la presse en Russie, comme l'illustre la propre auto-censure de Sobchak : "Ceci je peux écrire, ceci je ne peux pas écrire". La fuite de ces informations soulève des questions sur le degré d'autonomie réelle des médias russes. Elle démontre l'étendue de la surveillance et de l'influence du Kremlin sur le paysage médiatique. Ce piratage et sa divulgation constituent un cas révélateur des défis auxquels sont confrontés les journalistes en Russie.