Un cadre historique du parti Pastef, Makane Diop, a annoncé sa démission de toutes ses fonctions au sein du parti, marquant une fissure interne significative. Ancien coordonnateur adjoint et figure importante de Pastef dans la région de Mbour, Diop justifie sa décision par une « dérive autocratique » au sein du parti. Il critique une concentration excessive du pouvoir entre les mains de la direction, déplorant la disparition des principes de démocratie interne, de collégialité et de leadership collectif qui, selon lui, étaient autrefois au cœur de Pastef. Diop accuse la direction d'avoir transformé le parti en une « possession personnelle », affaiblissant les instances internes et privilégiant une gouvernance verticale. Il dénonce également le développement d'un « culte de la personnalité » et l'exigence d'une « allégeance aveugle », au détriment du débat et de l'esprit critique. Cette démission intervient alors que le parti se prépare aux élections de 2025 et témoigne d'un désaccord profond sur la direction et les valeurs de Pastef.
