Des manifestations sont prévues au Kenya jeudi pour marquer le deuxième anniversaire de la répression violente de protestations de 2024. Ces manifestations, initialement pacifiques et menées par la "Génération Z" contre une hausse des taxes et la corruption, avaient dégénéré en affrontements avec la police devant le Parlement, entraînant de nombreux décès. Le gouvernement kényan a averti qu'il ne tolérerait aucune destruction ou chaos, mais est accusé par l'opposition de préparer de nouvelles violences en mobilisant des groupes armés. Des observateurs ont rapporté l'implication de ces groupes aux côtés de la police lors de précédentes manifestations, ciblant également des églises et des défenseurs des droits civiques. L'ancien vice-président Rigathi Gachagua appelle les citoyens à rester chez eux, craignant une répression organisée par l'État. Le ministre de l'Intérieur a nié ces accusations, qualifiant les allégations d'"insinuations".
