La Cour suprême du Japon a confirmé une ordonnance de dissolution à l'encontre de l'Église de l'Unification, mettant fin à une bataille juridique de plusieurs mois. Cette décision, rare dans l'histoire du Japon, fait suite à des plaintes concernant les pratiques de collecte de fonds agressives de l'organisation, qui ont conduit à des ruines financières pour de nombreux fidèles. Le gouvernement japonais avait initialement demandé la dissolution du groupe, invoquant des abus systématiques et une exploitation financière. La Cour a rejeté les arguments de l'Église de l'Unification selon lesquels l'ordonnance violait la liberté de religion et d'association, affirmant que ces libertés constitutionnelles ne protégeaient pas les activités abusives. Cette décision pourrait ouvrir la voie à d'autres actions gouvernementales contre des organisations religieuses controversées. L'affaire a suscité un vif intérêt public, notamment après l'assassinat de l'ancien Premier ministre Shinzo Abe, dont l'auteur avait des liens avec l'Église de l'Unification.
