L'Inde a bloqué l'accès à l'application de messagerie Telegram en amont d'un nouvel examen d'entrée aux facultés de médecine, suite à une affaire de fuite de questions en mai dernier. Cette décision fait suite à un scandale impliquant la divulgation du sujet de l'examen NEET, qui a provoqué l'indignation et des manifestations réclamant la démission du ministre de l'Éducation. Le ministère indien de l'Électronique a ordonné le blocage jusqu'à lundi, jour du nouvel examen, et a également prolongé les restrictions sur les fonctions d'édition de messages jusqu'au 30 juin. L'agence nationale de test (NTA) justifie ces mesures par la nécessité de maintenir l'ordre public et de lutter contre les réseaux de fraude. Le fondateur de Telegram, Pavel Durov, critique ce blocage, estimant qu'il pénalise 150 millions d'utilisateurs sans pour autant stopper les fuites, qui se sont déplacées vers d'autres applications. Des organisations de défense des droits numériques dénoncent une réponse disproportionnée à la fraude.