Les autorités indiennes ont arrêté des milliers de partisans du mouvement "Kakkerlakken", selon leurs propres déclarations sur les réseaux sociaux. Des figures importantes, dont le porte-parole Deepak Baliyan, auraient été interpellées juste avant une manifestation prévue à New Delhi. Ces arrestations interviennent dans un contexte de protestations généralisées en Inde contre une révision controversée des listes électorales. Les manifestants craignent que des millions d'Indiens, en particulier des minorités, ne soient privés de leur droit de vote. Ils exigent la démission de Gyanesh Kumar, le chef de la commission électorale indienne, accusé de favoriser la Bharatiya Janata Party (BJP) du Premier ministre Modi. La révision des listes électorales, justifiée par la commission pour supprimer les inscriptions invalides, est perçue par l'opposition comme une tentative de manipulation électorale, notamment dans l'état du West-Bengalen. Le mouvement "Kakkerlakken", initialement né de protestations contre un scandale d'examens et le suicide de plusieurs étudiants, a embrassé ce nom péjoratif utilisé par un juge à l'encontre de ses membres.

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