La Cour pénale internationale (CPI) a rejeté la requête de l’équipe de défense de l’ancien président Rodrigo Duterte visant à limiter les preuves présentées par l'accusation à 10 000 éléments dans le cadre de l’affaire de crimes contre l’humanité dont il est accusé. Cette affaire est liée aux meurtres survenus dans le contexte de la campagne antidrogue menée par son administration aux Philippines. La CPI a donc refusé de restreindre le nombre de preuves examinées. Cette décision ouvre la voie à une analyse plus complète de l’ensemble des éléments de preuve disponibles concernant les allégations de crimes contre l’humanité. Le tribunal examinera donc toutes les preuves soumises, sans limitation numérique. Cette décision est une étape importante dans le processus judiciaire concernant les opérations de lutte contre les drogues menées sous la présidence de Duterte. Les victimes et leurs familles attendent des réponses et des comptes concernant les événements survenus aux Philippines.