La procureure en chef de la Cour Pénale Internationale (CPI), Tomoko Akane, a fermement dénoncé les sanctions imposées par les États-Unis à son encontre et à un avocat senior de la CPI. Elle considère ces sanctions comme une attaque contre l’institution et un signe inquiétant du potentiel effondrement de l'état de droit international. Akane met en garde contre les conséquences de ce type de mesures sur la capacité de la CPI à mener à bien ses enquêtes et à traduire en justice les auteurs de crimes de guerre, de crimes contre l'humanité et de génocide. Les sanctions américaines interviennent dans un contexte de tensions persistantes entre Washington et la CPI, notamment concernant l'enquête sur les crimes de guerre présumés commis en Afghanistan. Cette décision est perçue comme une tentative de dissuader la CPI de poursuivre ses investigations. Akane affirme que la CPI continuera son travail indépendamment de la pression politique.